Elle permet à l’alternant d’acquérir une expérience professionnelle longue, et ainsi de se professionnaliser, pour favoriser par la suite l’insertion professionnelle de ce dernier. De plus, la rémunération perçue par l’alternant n’est pas négligeable.
Les centres de formations proposant ce type de formule ont quant à eux une ouverture sur le monde industriel, et ainsi, la possibilité de créer des partenariats privilégiés avec les entreprises. Cependant les établissements proposant leurs formations en alternance ont à charge de rester vigilants quant aux problématiques rencontrées par les alternants lors des périodes pratiquées en entreprise.
Pour terminer, l’entreprise d’accueil bénéficie de compétences spécialisées et qualifiées par le biais de son alternant. En échange, il incombe à l’entreprise de mettre à disposition des alternants des moyens privilégiés et adaptés tel qu’un tuteur ou maître d’apprentissage associé à un suivi régulier des missions et du ressenti de l’étudiant.
Ce contrat tripartite conduit dans 40% des cas au recrutement de l’alternant, au bénéfice de chaque acteur.
Actuellement en France, le gouvernement a pour but d’augmenter le nombre d’alternants. La loi Cherpion, entrée en vigueur le 30 juillet 2011, s’inscrit totalement dans cette démarche. A titre d’exemple, une compensation des charges patronales pendant un an pour toute embauche d’un jeune en alternance, a été mise en place.
Ces différentes mesures ont pour but de sécuriser les parcours professionnels et de lutter contre la précarité sur le marché du travail, qui touche les jeunes diplômés. En effet environ 50% des alternants sont recrutés par leur entreprise d’accueil. Concernant la seconde moitié, 70% d’entre eux trouvent leur premier emploi moins de trois mois après la fin de leurs études.
Après une stagnation enregistrée ces deux dernières années, l’alternance connaît une nouvelle vague de recrutements. En effet, en 2011 627 000 contrats ont été signés en France, soit +8,3% d’augmentation par rapport à 2010.
Etant donné l’évolution du quota obligatoire d’alternants, dans les entreprises de plus de 250 salariés, de 4% à 5% d’ici à 2015, le nombre de contrats signés devrait atteindre 800 000.
Source : Insee
Il est important de souligner que l’alternance concerne tous les niveaux d’études, du CAP au MBA.
Malgré tout, les niveaux de formation ne sont pas touchés de manière homogène.
En effet, le nombre d’apprentis passe du simple au double entre les diplômes supérieurs : 97 521 apprentis, et les CAP : 180916 apprentis.
Mais il est intéressant de noter que de nombreuses formations de bac+3 à bac+5, de type Master ou ESC, sont désormais accessibles en alternance et plus seulement en formation initiale. C’est par exemple le cas de l’ESC Montpellier qui a ouvert l’intégralité de son programme Grande Ecole en apprentissage.
Des établissements 100% alternance existent également : PPA, Sup de V, EMA, etc.
Ce qu’il faut retenir :
Les secteurs qui recrutent massivement des jeunes en contrats d’alternance sont : le conseil, les entreprises du luxe et de la grande consommation, les banques, sans oublier les sociétés de services informatiques.
Les cinq entreprises qui recrutent le plus grand nombre d’alternants sont :
(par nombre de recrutements)
- Orange
- Carrefour
- Veolia Environnement
- Vinci
- Eiffage
- La Poste
Source : alternance en région.com
La formule de l’alternance séduit de plus de plus les TPE et les PME.
On note en 2010, d’après la DARES, que les structures de moins de dix salariés ont embauchés 59 % des apprentis et 41,2 % des contrats de professionnalisation.
Quelques exemples de postes en contrat d’alternance :