« La diversité des contacts fait toute la richesse du poste de consultant en recrutement »
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Jean-Louis Coste, Recruitment manager Europe chez Robert Walters
Désormais recruteur chez Robert Walters, Jean-Louis Coste a été pendant neuf ans consultant en
recrutement. Il revient sur les qualités que ce poste exige ainsi que sur les aspects les plus passionnants du métier.
Comment vous êtes-vous orienté vers le conseil en recrutement ?
Je travaillais à la base dans un environnement très technique, et j’avais envie de découvrir
un milieu plus riche, avec davantage de relationnel et de commercial. Le conseil s’est imposé suite à diverses rencontres avec des professionnels. C’est une réorientation
plutôt logique chez les personnes qui souhaitent évoluer vers des fonctions plus tournées vers les autres.
En quoi consiste le métier de consultant en recrutement ?
Ce métier tourne autour de deux axes : les relations avec les clients, et les candidats. Il y a un côté
très commercial, puisque les consultants ont affaire aux clients existants, mais aussi à des prospects. Ils doivent identifier les besoins, puis chercher les profils qui correspondent le
mieux à ce que cherche l’entreprise qui fait appel à eux.
C’est ce qui fait toute la richesse du poste : la diversité des contacts. Il faut faire preuve d’une grande
capacité d’adaptation pour traiter avec des directeurs des ressources humaines, puis pour s’adresser aux candidats. Les consultants en recrutement doivent aussi être très
persévérants, car certains recrutements sont parfois difficiles.
Quelle est la formation idéale pour exercer ce métier ?
Ce n’est pas une question de formation, mais plutôt de personnalité. Chez Robert Walters, les consultants
en recrutement sont spécialisés par métier. Il s’agit généralement d’anciens opérationnels qui justifient d’au moins trois à cinq ans
d’expérience dans un domaine particulier, ce qui leur permet de maîtriser tous les aspects techniques.
Nous essayons de repérer leur potentiel en matière de relationnel, de communication, de commercial, puis nous
les formons au métier de consultant en recrutement. Il y a un premier mois d’intégration, puis ils entrent dans une équipe avec un manager et ils sont encadrés pendant
quelques mois, jusqu’à ce qu’ils puissent exercer leur métier seuls.
Robert Walters recrute en permanence, il y a donc de nombreuses opportunités pour qui voudrait se lancer dans ce
métier. Par ailleurs, il s’agit d’un groupe international, ce qui ouvre des perspectives intéressantes.
Y a-t-il des possibilités d’évolution ?
Oui, quelqu’un qui devient consultant doit faire ses preuves pendant deux ou trois ans. Puis, si les résultats
sont là et qu’il en a envie, il peut s’orienter vers des fonctions managériales. Ensuite, tout est une question de séniorité : la taille de l’équipe
gérée peut varier, de même que les responsabilités qui lui sont attribuées. C’est un secteur dans lequel la mobilité interne est favorisée.