« Il faut élaborer des dispositifs plus complets pour être plus en phase avec le comportement des individus »,
Céline Labroye, consultante, responsable des études quantitatives sur la relation agence-annonceurs chez Limelight
Pour Céline Labroye, responsable des études quantitatives sur la relation agence-annonceurs chez Limelight, les évolutions
technologiques transforment la profession en profondeur.
Pouvez-vous nous parler de votre entreprise et de votre métier ?
Je travaille pour la société d’études et de conseil Limelight,
spécialiste de la relation entre les entreprises de services B2B et leurs clients. En tant que responsable des études quantitatives sur la relation agence-annonceurs, je m’occupe de notre baromètre annuel, et
j’interviens sur les études quantitatives ad hoc, à savoir les commandes spécifiques.
Je porte plusieurs casquettes : je suis amenée à rencontrer les souscripteurs potentiels (soit les agences de communication) pour leur
présenter et leur vendre le baromètre annuel, je chapeaute la fabrication du questionnaire, je détermine le dispositif d’enquête qui sera utilisé (face-à-face, téléphone,
enquête online...), je choisis le prestataire qui réalisera le sondage, j’encadre le traitement des résultats, je rédige le rapport de résultat et le présente parfois aux clients.
Quelles qualités sont nécessaires à l’exercice de votre métier ?
Je dirais en premier lieu de la rigueur : il faut se montrer extrêmement vigilant tout au long du processus de fabrication de l’étude,
on ne peut se permettre des erreurs. Il faut également être très à l’écoute des ses clients, posséder un bon relationnel et être très réactif. À l’heure
actuelle enfin, l’adaptabilité est un atout essentiel.
Pourquoi ?
Les techniques de recueil des données ont énormément évolué avec Internet et la téléphonie mobile. Nos
clients sont des utilisateurs d’iPhone ou de Blackberry... cela impacte fortement notre métier : il faut arriver à joindre les personnes au bon moment et avec le bon outil. S’ajoutent à cela de nouveaux
défis d’ordre technique : on ne sait pas si on a atteint sa cible ou pas, étant donné la multiplication des barrages anti-spam par exemple. Et contrairement au téléphone ou au face-à-face,
il est impossible d’établir un lien avec le sondé online. Je constate par ailleurs que le taux de réponses aux enquêtes online est en déclin ces deux dernières années, alors qu’elles
rencontraient un grand succès à leurs débuts. Le second défi consiste donc à réfléchir à de nouvelles façons de les attirer et les inciter à répondre à nos sondages.
Comment faire face à ces problématiques selon vous ?
Je pense que la solution passe par le multicanal : certains préfèrent répondre aux questions sur leur ordinateur dans le confort de leur habitation,
d’autres préfèrent prendre quelques minutes au téléphone entre deux trains... il faut élaborer des dispositifs plus complets pour être plus en phase avec le comportement des individus.