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Le métier d’ingénieur
Le métier d’ingénieur peut être exercé dans une quantité de domaines. La question aujourd’hui pour les jeunes diplômés est de savoir quels sont les secteurs qui recrutent le plus. Dans cet univers fortement concurrentiel auquel vient s’ajouter un contexte économique problématique, comment les jeunes diplômés peuvent-il se démarquer les uns des autres ?
Le métier d’ingénieur renvoie à une quantité de domaines divers et variés, de ce fait, de nombreux débouchés s’offrent aux jeunes diplômés qui souhaitent exercer ce métier. Il s’agit d’un secteur à fort potentiel puisque, selon l'INSEE, il y a plus de 28 000 sociétés répertoriées ayant pour activité principale "études techniques et ingénieries". Ces dernières totalisent environ 190 000 emplois, dont 90 000 ingénieurs et 70 000 techniciens. De plus, il figure parmi l’un des premiers secteurs en ce qui concerne le recrutement des jeunes diplômés. D’après une récente enquête réalisée par l’Ecole Centrale d’Electronique parue en Janvier 2009, le délai moyen d’un jeune diplômé ingénieur pour trouver un emploi est de 5 mois. Par ailleurs, le salaire d’embauche moyen annuel brut s’élève à 36 730 €, soit une hausse de 0,7 % si on se réfère à l’année 2007.
Ces chiffres sont révélateurs de l’état de santé du secteur et confirment que ce dernier ne subit pas les conséquences de la crise économique. La conjoncture actuelle serait même au contraire favorable aux ingénieurs puisque, en ces temps de crise, ce sont les profils qualifiés qui sont privilégiés. Pour preuve, la société GDF Suez qui prévoit d’accroitre ses effectifs de 1 600 cadres dont les ¾ seront des ingénieurs. Cegetel table également sur une année florissante en matière de recrutement et annonce 500 embauches de profils ingénieurs pour l’année 2009 (source : Capital, fév. 2009).
Les secteurs en pénurie d’ingénieurs
Parmi les secteurs les plus générateurs d’emploi pour les jeunes diplômés ingénieurs, on retrouve en première ligne l’Industrie avec 50% d’emplois ingénieurs, suivi de près par le secteur tertiaire qui rassemble 42,1% des emplois. Viennent ensuite le BTP (4,8%) et l'agriculture (2,8%) qui procurent le reste des postes d'ingénieurs. Ces secteurs constituent de véritables tremplins vers l’emploi pour les jeunes diplômés.

Ainsi, les profils ingénieurs ne semblent pas être spécialement touchés par la crise, bien au contraire. Cependant, force est de constater que certains profils sont plus prisés que d’autres…
Les profils les plus prisés…
D’une manière générale, les jeunes diplômés issus d’école d’ingénieurs sont extrêmement prisés, mais la tendance est aux profils généralistes. En effet, les entreprises privilégient la polyvalence et de nombreux jeunes diplômés ingénieurs complètent leur bagage par des compétences managériales, afin d’affirmer le caractère généraliste de leur formation. La communication ou encore l’orientation client s’avère également cruciale pour le jeune diplômé qui souhaite voir sa carrière évoluer. Cette notion de double compétence s’avère être une solution qui permettra au jeune diplômé de faire la différence sur le marché du travail.
Par ailleurs et compte tenu du contexte économique actuel un profil se démarque fortement : l’ingénieur financier, pour ses capacités d’analyse et ses compétences en mathématique. Ainsi les ingénieurs ayant effectué une année de spécialisation en finance auront un avantage considérable sur le marché du travail. Pour pouvoir exercer ce métier, le jeune diplômé devra être issu d’une école d’ingénieur, de commerce ou de gestion. Il devra être polyvalent et avoir un solide bagage en termes de connaissances mathématiques mais aussi informatiques, une bonne culture financière, un sens relationnel développé et une excellente maitrise de l’anglais.
Enfin, en ce qui concerne la rémunération, celle d’un ingénieur débutant est d’environ 35 000 euros par an contre 65 000 euros pour un ingénieur expérimenté.
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