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Bonjour Ralph, pourriez-vous nous présenter votre parcours ?
Bonjour,
Après mon baccalauréat ES, j’ai choisi de m’orienter vers une classe préparatoire HEC. J’ai ainsi réussi mon concours d’admission à l’ESC Rennes. L’expérience a été très enrichissante : stage obligatoire chaque année, cours en anglais, environnement international, semestre à l’étranger dans une école ou université partenaire. Malheureusement les cours de comptabilité et de finance internationale ne me correspondaient pas du tout ; je me suis alors réorienté vers un cycle universitaire plus classique : Master 1 de Management Général, puis Master 2 Spécialité Management de projet en systèmes d'information et de communication. C’est de cette formation que découle mon entrée dans la vie professionnelle.
Pourquoi vous êtes-vous orienté vers le Conseil ? Qu’est-ce qui a motivé ce choix ?
A bien y regarder, j’ai implicitement choisi de faire du conseil dès le choix de mon master. En effet, le domaine du management, de l’organisation des SI* (Systèmes d'Information) et de la qualité des Systèmes applicatifs est un domaine propice aux différents métiers du conseil. Les trois quarts de mes camarades de promotion exercent d’ailleurs aussi dans le conseil.
J’ai choisi de travailler dans une société de conseil pour la raison suivante : ce métier permet de gagner rapidement de l’expérience dans des domaines d’activités variés. En effet, les missions durent rarement plus d’un an et le consultant est donc amené à changer régulièrement de mission et d’entreprise. Pas de place à l’ennui, la nouveauté est permanente. Le challenge aussi.
En contrepartie, il est vrai que la charge de travail et les horaires sont très importants.
Vous êtes depuis 2007, Consultant Analyste chez ALTRAN CIS. Présentez-nous brièvement cette société et dites-nous comment vous l’avez intégrée.
ALTRAN est une grosse SSII qui a trois pôles principaux. ALTRAN CIS est le pôle qui se spécialise dans le Conseil en organisation et système d’information. Ce pôle regroupe l’ensemble des activités qui gravitent autour de la qualité du Système d’Information. Les consultants sont donc mandatés auprès des sociétés clientes pour des missions plus ou moins longues.
Comment ai-je intégré cette société ? Croyez-le si vous voulez, mais il s’agit d’un hasard de circonstance. J’ai effectué mon stage de fin d’études à Axa, stage pendant lequel j’ai collaboré avec plusieurs consultants en mission. L’un d’entre eux m’a coopté. J’ai donc été embauché avant même la fin de mon stage. A l’époque, le marché du conseil était très porteur.
En fait, le stage a été déterminant dans mon entrée dans la vie professionnelle pour deux raisons. La première est qu’il m’a permis de montrer ce que je savais faire et de nouer les contacts nécessaires à mon embauche tout en me constituant mon carnet d’adresses professionnelles. La seconde, plus importante encore, est qu’il a fortement aiguillé ce que je fais actuellement : Je suis convaincu que si j’avais fait mon stage dans des domaines différents (modélisation de processus, management des organisations humaines, etc.) j’aurais poursuivi, très naturellement, dans ces mêmes domaines. C’est en cela que le stage de fin d’étude est déterminant dans l’orientation que prend le début de carrière.
Quelles sont vos principales missions et responsabilités ?
Les différentes missions qui m’ont été confiées jusqu’à présent vont de l’exécution de la recette fonctionnelle (au début), à la conception de la stratégie de recette, puis, maintenant, au pilotage de recette (Qui est, en fait, de la gestion de projet). Le client chez lequel je suis en ce moment est en phase d’externalisation en Inde de sa recette applicative : j’ai donc l’opportunité de piloter des équipes indiennes. Une de mes responsabilités est donc aussi la montée en compétences des équipes Off-shore ainsi que l’efficacité de la collaboration France-Inde sur les différents projets.
Vous avez effectué une partie de vos études au Canada, et vous parlez couramment anglais. Est-ce indispensable dans votre métier ?
Oui, absolument. La maîtrise de l’anglais est déterminante dans le monde du conseil dès lors qu’on a des contacts avec des partenaires/clients/collaborateurs à l’international. Et il est de plus en plus rare de ne pas en avoir.
J’ajoute à cela un point important : même dans les métiers où ces contacts sont très limités, celui qui parle anglais –ou une autre langue étrangère– sera souvent favorisé par rapport à celui qui ne maîtrise que le français.
Comment envisagez-vous votre évolution de carrière idéalement ?
Idéalement, j’aimerais obtenir de nouvelles missions aux responsabilités et aux problématiques différentes. Cela me permettrait de découvrir des secteurs d’activités que je ne connais pas. Cela me permettrait également de relever de nouveaux défis. De plus, c’est souvent en changeant régulièrement de missions qu’on découvre des opportunités auxquelles on ne pensait absolument pas avant.
…Mais l’idéal n’existe pas.
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