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L'alternance : une formule qui fait son chemin
« 1 jeune sur 5 formé en alternance d’ici à 2015 » : tel est l’objectif fixé par le Gouvernement. Et si la formule séduit de plus en plus les étudiants, les entreprises et les grandes écoles, le nombre de contrats en alternance a cependant connu une baisse en 2009. Pour atteindre l’objectif gouvernemental, de nouvelles mesures vont être prises d’ici peu !
Quelles sont justement ces mesures visant à doper le système ? Quelles en seront les conséquences pour les entreprises ? Où en est-on aujourd’hui du côté des jeunes et des écoles ?
Un objectif à atteindre !
L’alternance serait presque un véritable « casse-tête » pour le Gouvernement. En effet, malgré une prise de conscience collective sur les biens fondés de cette formule, qui permet aux étudiants d'associer des cours théoriques et une expérience professionnelle, on observe une baisse annuelle du nombre de conclusion de contrats en alternance. Pourtant, les jeunes sont de plus en plus friands de cette formule qui leur assure entre autre une gratuité des études, et les entreprises s’en servent très souvent comme dispositif de pré-embauche !

La baisse du nombre de contrats d’apprentissage et de contrats de professionnalisation s’explique en partie par la crise de 2009, mais aussi par la complexité des formalités administratives pour les entreprises, ainsi que par l’éternelle confusion entre les deux principaux contrats. C’est pourquoi, pour atteindre l’objectif nouvellement fixé « 1 jeune sur 5 formé en alternance d’ici à 2015, soit 800 000 jeunes », le Gouvernement a mis en place un certain nombre de mesures.

Bien que s’adressant aux jeunes et aux entreprises, ces mesures se destinent principalement aux recruteurs. En effet, on observe actuellement plus de candidats que d’entreprises prêtes à risquer l’alternance… Les jeunes apprécient de voir leur recherche d’emploi largement facilitée, une fois diplômés. 4 apprentis sur 5 trouvent un emploi à l’issue de leur contrat ! Un jeune suivant un cursus en alternance aurait maintenant plus de chances de trouver un CDI et deux fois plus rapidement, que celui qui a suivi la voie classique.
En réduisant la complexité de la gestion administrative de l’alternance et en facilitant le contact entre les étudiants et les recruteurs, par le biais de portails Internet, on ne peut qu’espérer que ces mesures sauront séduire. Et surtout que certaines entreprises ne seront plus amenées à choisir ce mode de recrutement, que pour satisfaire leur obligation de 3% de salariés en alternance !
Les écoles en raffolent !
Parallèlement à cela, les écoles ont quant à elles bien compris l’intérêt de l’alternance pour leurs étudiants, et l’intègrent de plus en plus à leurs formations. En effet, parmi les 209 plus grandes écoles membres de la Conférence des Grandes Ecoles (CGE), 112 offraient une formation en apprentissage l’an dernier.
Les formations en alternance remportent de plus en plus de succès en 3èmes cycles principalement. Les perspectives d'embauche à la fin du contrat attirent les étudiants. De plus, l'expérience professionnelle acquise est un atout indéniable lors de l'intégration sur le marché du travail. Il existe plus de 200 Masters en alternance dans des domaines divers : finance, gestion, ressources humaines, commerce, technologie industrielle ou informatique. Le ministère du Travail, des Relations Sociales et de la Solidarité annonce qu'en dix ans, la part des formations du supérieur en apprentissage est passée de 6% à 13%. De plus, 10 000 apprentis intègrent chaque année une formation en alternance, préparant un diplôme niveau bac +3 à bac +5.
Les écoles d’ingénieurs conservent actuellement une légère longueur d’avance sur les écoles de commerce, sur l’accueil de jeunes en alternance. En effet, la moitié de celles qui sont membres de la CGE ont adopté l’alternance et une quinzaine envisagent de le faire dès septembre 2010 ! Cependant, les écoles de commerce restent pionnières en la matière, comme l’ESSEC, l’Ecole Centrale de Nantes ou encore l’ESC Pau, et chaque année les étudiants sont de plus en plus nombreux à tenter l’aventure. La gratuité de cette formule permet aussi à certains jeunes de se voir offrir une scolarité dans les plus grandes écoles françaises !
La voie royale vers l’emploi
Malgré tout, l’alternance n’est pas de tout repos pour les étudiants. Considérés comme de vrais salariés, il n’est pas question de choisir sa formation au hasard, celle-ci devant répondre à un réel projet professionnel. L’investissement personnel est plus important que par la voie classique, car il suppose un travail régulier pour l’école, en plus du temps passé en entreprise. Il est également impératif de se servir de ses acquis théoriques en entreprise, et vice-versa !
A côté de cela, il ne faut pas oublier de choisir un mode d’alternance adapté à ce que l’on recherche. L’apprentissage débouche sur un diplôme, alors que la professionnalisation sur une certification. Certains préféreront alterner école et entreprise sur la même semaine, alors que d’autres s’impliqueront davantage sur un rythme de plusieurs mois théoriques, puis pratiques. Enfin, le niveau de rémunération dépend principalement de l’âge de l’étudiant. Mais l’ancienneté dans l’entreprise sera prise en compte pour le contrat d’apprentissage, alors que ce sera le niveau de formation pour le contrat de professionnalisation.
Ces critères sont importants à prendre en compte, aussi bien pour l’entreprise que pour les étudiants. Et comme une piqûre de rappel ne fait jamais de mal…

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