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Bonjour Louis-Antoine, vous êtes actuellement Chargé d’Affaires Junior au sein du Département Fusions Acquisitions du Cabinet RIVIERE Consulting. Pourriez-vous nous présenter l’activité de ce Cabinet ? Comment l’avez-vous intégré ?
Bonjour. Rivière Consulting est un cabinet de conseil en Management. Ses domaines de compétences sont : le conseil en stratégie d’entreprise, la chasse de Têtes, et l’intermédiation en rapprochement d’intérêts économiques. Nous sommes très actifs sur les marchés de la Santé, du BTP, de la Mécanique de précision et de l’Agroalimentaire.
Inventeur de plusieurs concepts novateurs parmi lesquels la notion « d’usine de chasse » ou de « chasse d’entreprises », RIVIERE Consulting apporte la preuve et l’expérience d’un professionnalisme unique. ?Cela repose sur la modélisation des missions, l’industrialisation des process et la formation interne continue de ses collaborateurs aux innovations méthodologiques.
Personnellement, j’ai intégré le cabinet Rivière Consulting en février 2008 pour un stage de 6 mois. J’ai signé un CDI en août 2008.
Quelles sont vos principales missions ?
Nous travaillons sous mandat acheteur ou mandat vendeur. Dès que nous sommes bordés, mon rôle est de trouver des cibles qui correspondent aux attentes stratégiques de nos clients.
Une fois les cibles identifiées, il faut approcher les chefs d’entreprises concernés et leur présenter le projet. Cette étape est délicate car nous présentons nos clients de façon anonyme à la cible sélectionnée. Il s’agit donc de divulguer les informations au fur et à mesure pour amener le cédant à penser que le repreneur que nous lui présentons n’est autre que celui auquel il a toujours pensé ! Ce travail est délicat car nous sommes positionnés sur le marché du Small & Mid Cap (PME dont les valorisations ne sont jamais supérieures à 50 millions d’Euros). Cela signifie que dans la plupart des situations rencontrées, se sont des entreprises familiales. Il nous faut donc convaincre le chef d’entreprise et ses conseils, mais cela arrive aussi que nous ayons à présenter nos projets à l’épouse de Monsieur et à ses enfants !
Pendant ces rounds de « séduction mutuelle », nous partons du postulat que le prix d’achat sera déterminé par le marché (mise en concurrence de plusieurs repreneurs sur le même dossier) . Il nous faut tout de même être capable de déterminer une fourchette de valeurs. C’est une condition sine qua non.
Mon rôle s’arrête une fois que le repreneur sélectionné nous a fait parvenir une LOI (Letter of Intent). Dès lors, les pontes de ma Direction reprennent le flambeau pour les audits, les rédactions d’actes juridiques, l’accompagnement aux négociations…
Quelle est votre formation ? Vous a-t-elle suffisamment préparé à votre entrée sur le marché du travail ?
Je suis titulaire depuis 2008 d’un MBA de Commerce International, option Ingénierie d’Affaires Internationales, que j’ai obtenu à l’ESG (Ecole Supérieure de Gestion de Paris).
Ma formation, comme toutes les formations type ESC, m’a préparé de façon « intermittente » à mon entrée sur le marché du travail. En effet, seuls les stages m’ont permis d’appréhender ce que pouvait être la réelle notion de travail en entreprise. En outre, les professeurs étant également des professionnels en activité dans des multinationales, ils ont une approche concrète indéniable. Cependant, chaque entreprise, chaque cabinet, chaque organisation, a ses codes qu’il est impératif de connaître pour s’intégrer.
Je crois que l’on n’est jamais vraiment préparé à travailler en entreprise. Tout est une question de maturité et d’envie.
Aviez-vous une idée précise du poste que vous souhaitiez occuper à l’issue de votre formation ? Comment s’est construit votre projet professionnel ?
Comme vous pouvez le remarquer, ma formation n’a aucun rapport avec, d’une part mes fonctions actuelles et avec d’autre part, le secteur d’activité dans lequel j’exerce.
Lors de ma dernière année d’études, j’ai eu la chance de pouvoir suivre les cours d’un intervenant en stratégie d’entreprise, qui m’a donné goût à cette matière. Grâce à notre stage obligatoire de fin d’année, j’ai pu intégrer le cabinet Rivière Consulting qui recherchait des chargés de recherche pour étoffer son carnet d’adresses et ainsi multiplier les chances de conclusions de « deals ». À l’issue de mon stage, mes supérieurs m’ont proposé d’intégrer la structure Rivière en qualité de Chargé d’Affaires Junior.
Ainsi, je dirais que mon projet professionnel s’est dessiné petit à petit, grâce à mes stages, mes professeurs, mes rencontres, mon réseau.
Quel est votre sentiment par rapport au marché du travail actuel dans votre secteur ? Ce dernier a-t-il été impacté par la crise ?
Il est de notoriété publique que les acteurs dans le secteur du M&A sont pléthores. En effet, le M&A regorge de banques d’affaires, de fonds d’Investissement (généralistes ou spécialistes), de cabinets d’avocats d’affaires ou bien encore de cabinets d’intermédiation en FUSAC tels que Rivière Consulting !
C’est pourquoi je ne pourrais que dresser le portrait de l’état du marché du travail pour les cabinets comme le mien. Ce que je suis en mesure de dire et sans trop m’avancer, c’est que les « deals » sont toujours nombreux, mais plus longs à « closer » car plus délicats. Les acquisitions par effet de levier (LBO) sont désormais plus risquées pour les créanciers donc les prêts sont accordés de façon sporadique. Il nous faut donc nous tourner vers de nouveaux investisseurs.
Le marché du M&A a donc logiquement été impacté par la frilosité économique ambiante, mais je dirais qu’aujourd’hui, les recruteurs sont à la recherche de « profils » plus que de « bêtes de concours ».
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