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Depuis l’objectif fixé l’an dernier par le Gouvernement « 1 jeune sur 5 formé en alternance d’ici à 2015 » et la réforme récente formulée par Nicolas Sarkozy sur le développement de l’apprentissage, où en est-on actuellement des recrutements en alternance ?
La formule séduit toujours les étudiants, les entreprises et les grandes écoles. Une légère baisse du nombre de contrats en alternance signés en 2009, suivie d’une hausse en 2010, laisse présager une année 2011 positive. Cette tendance pourrait confirmer que la crise n’a pas provoqué l’effondrement craint, et pourrait laisser espérer le début d’un retournement.
Que propose justement la réforme présidentielle pour booster l’apprentissage en 2011 ? Quelles en seront les conséquences pour les entreprises ? Qui sont les jeunes concernés par l’alternance et quels sont les secteurs qui recrutent le plus ?
Les engagements de Nicolas Sarkozy
Lors de son intervention télévisée le jeudi 10 février dernier, le Président a annoncé la poursuite des mesures visant à favoriser le retour à l’emploi, et notamment l’apprentissage. Cette réforme devrait conduire à faire passer le nombre de jeunes formés par l'alternance de 600 000 aujourd'hui à 800 000 dans les années à venir, et même «1 million à terme».
Bien que nos voisins allemands proposent trois fois plus de formations en alternance que nous, il existe un engouement certain et croissant pour cette formule. En effet, même si le nombre de bénéficiaires a connu une baisse annuelle en 2009 (-3% pour les contrats d’apprentissage et -18% pour les contrats de professionnalisation), les efforts des pouvoirs publics l’an dernier ont permis de faire évoluer ces chiffres vers le haut, avec plus de 1500 contrats supplémentaires signés en 2010. Une hausse modeste mais symbolique ! On estime aujourd'hui à 1,7 % le taux d'alternants dans les entreprises de plus de 250 salariés, les seules à avoir un quota (de 3 % actuellement) fixé par la loi.
Le Réseau Consulaire accompagne également le développement de l’apprentissage des jeunes, et s’engage jusqu’à fin 2011 !
Des "développeurs de l'apprentissage" répartis sur la France entière et au nombre de 275, mobilisent et informent les entreprises sur : - la réglementation applicable aux contrats d’apprentissage : salaire, maitre d’apprentissage… - les aides apportées par l’Etat (crédit d’impôt apprentissage ou exonérations de charges sociales pour les entreprises de 11 salariés au plus ou inscrites au répertoire des métiers), - les aides régionales (indemnité compensatrice forfaitaire).
Au-delà de la Réforme prononcée par le Président de la République, il est important de bien connaître l’Alternance, les contrats existants, les avantages et les contraintes… Savoir tout simplement à quel profil convient cette formule !
Avoir le profil alternant ?
Le point commun à tous les alternants qui réussissent et qui s’épanouissent dans leur formation est la motivation ! Doublée d’une grande capacité d’adaptation (passages incessants entre école et entreprise) et d’une facilité à apprendre et à mettre immédiatement en œuvre les éléments enseignés. Le rythme étant particulièrement soutenu, les alternants ne doivent pas avoir peur de travailler dur. Le Comité de Concertation et de Coordination de l’Apprentissage du Bâtiment et des Travaux Publics (3CA-BTP) constate que « les profils des candidats de la rentrée de février sont bien souvent similaires à ceux de la rentrée de septembre. Ils sont même bien souvent encore plus motivés pour leur recherche d’entreprise car ils ne souhaitent pas « perdre un an » et veulent donc absolument intégrer les cours en milieu d’année ». Cette motivation est bien souvent un gage de réussite.
L’alternance en février, une deuxième chance ?
Beaucoup d’écoles (IPAG, ESG, ESA Paris, INSEEC…) proposent aux jeunes une seconde rentrée, au mois de février. Cette rentrée ne concerne pas forcément tous les niveaux mais nombreux sont les candidats qui n’ont pas été satisfaits de leur début d’année scolaire : erreur d’orientation, cours trop théoriques, difficultés à suivre les cours… quelles que soient les raisons, les candidats à la rentrée de février comptent ne pas perdre leur année en choisissant la formation en alternance en début d’année civile. Cette mixité de profils permet d’avoir des promotions souvent très enrichissantes et agréables. Ceux-ci suivent davantage d’heures de cours par semaine ou voient leur année scolaire s’allonger de quelques semaines pour leur permettre de préparer leur diplôme dans les mêmes conditions que les jeunes rentrés en septembre. Trouver une entreprise d’accueil à cette période nécessite une recherche active de la part du jeune afin d’optimiser ses chances de réussite.
Quels secteurs recrutent le plus en alternance ?
Les effets de mode, caractéristiques de la jeunesse n’épargnent pas les formations en alternance ! Certains secteurs sont très recherchés, trop parfois puisqu’ils n’offrent pas toujours des débouchés espérés. Les fonctions les plus demandées sont celles liées au commerce, à la vente, au marketing et à la gestion.
En ce qui concerne les secteurs des entreprises, l’Institut d’Alternance à Paris estime que les jeunes sont très attirés par les secteurs de la vente, notamment le commerce international pour son ouverture aux marchés internationaux, ainsi que les banques et assurances. Toutefois, l’informatique reste très demandé par les étudiants technophiles, conscients de la place centrale du numérique dans la société actuelle. Les métiers de la comptabilité et de la finance séduisent aussi énormément par leur présence dans l’actualité. Enfin, la transversalité des ressources humaines oriente beaucoup d’étudiants à choisir les formations en bac+2/3 en secrétariat, organisation, … Trouver son entreprise
Même si les entreprises sont plus calées sur le calendrier scolaire classique, leurs besoins sont permanents et elles peuvent avoir autant d’offres à proposer aux étudiants en février qu’en septembre. De plus, certains processus de recrutement étant assez longs, les démarches des étudiants qui ont commencé tardivement leur recherche peuvent se conclure par une embauche en alternance en janvier, février.
L’idéal est d’avoir préparé à l’avance cette recherche pour avoir eu le temps de suivre les pistes les plus prometteuses, et pour ne pas être obligé de prendre ce que l’on trouve au dernier moment !
Quelques conseils :

Les étudiants sont de plus en plus nombreux à intégrer ces formations très bien perçues par les employeurs. Les écoles harmonisent alors d’avantage leurs formations à ce rythme.
L'alternance fait son chemin au sein des grandes écoles. La plupart des écoles de commerce proposent leur cursus général en alternance. En tête du classement, le Pôle Paris Alternance (avec en 2009-2010, 241 étudiants en alternance, en étant près de 70 % du temps en entreprise). En 2ème position, le Bachelor d’Advancia avec 143 alternants sur un effectif total de 410 élèves. Les écoles du réseau EGC sont également très présentes dans ce palmarès. Pour les autres, le nombre d'apprentis reste encore modeste mais a tendance à largement progresser d'année en année, notamment pour les écoles d’ingénieurs qui proposent de plus en plus leur diplôme Ingénieur en alternance.
C'est en deuxième ou troisième année que se concentre la majorité des étudiants en alternance. Juste après le bac, peu ont une idée précise de leur projet professionnel. Difficile pour eux de s'engager pour trois ans dans une même entreprise. Du côté des employeurs, on se montre également frileux à l'égard de ces bacheliers. Bon nombre de recruteurs préfèrent attendre la deuxième année pour intégrer des étudiants plus matures, ou qui se sont déjà frottés aux réalités de l'entreprise durant un stage.

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