Etude de la démercurisation des eaux

Réf. R061

Stage - Chimie

Localisation : Rhône

Début : Dès que possible
Durée : de 5 à 6 mois
Indem. : Oui

IFP Energies nouvelles - Lyon

IFP Energies nouvelles est un organisme public de recherche, d’innovation industrielle et de formation intervenant dans les domaines de l’énergie, du transport et de l’environnement. Sa mission est d'apporter aux acteurs publics et à l'industrie des technologies performantes, économiques, propres et durables pour relever les trois grands défis sociétaux du 21e siècle : changement climatique et impacts environnementaux, diversification énergétique et gestion des ressources en eau. Son expertise est internationalement reconnue.

IFP Energies nouvelles poursuit 5 priorités stratégiques, indissociables et complémentaires dans l'accomplissement de sa mission d’intérêt général :

  • Produire à partir de sources renouvelables des carburants, des intermédiaires chimiques et de l'énergie
  • Produire de l’énergie en réduisant l’impact sur l’environnement
  • Développer des transports économes et à faible impact environnemental
  • Produire à partir de ressources fossiles des carburants et intermédiaires chimiques à faible impact environnemental
  • Proposer des technologies respectueuses de l'environnement et repousser les limites actuelles des réserves d'hydrocarbures

Son école d'ingénieurs, partie intégrante d'IFP Energies nouvelles, prépare les générations futures à relever ces défis.

Etude de la démercurisation des eaux

Contexte du projet

Le mercure (Hg) est un contaminant naturel présent dans la croute terrestre avec des concentrations situées entre 10 et 20 000 ppb. Le mercure est ainsi disséminé dans l'environnement à partir de différentes sources. Hormis les sources naturelles, on estime ainsi à près de 2000 tonnes par an, la quantité totale de mercure émise par les sources anthropogéniques (e.g. centrales à charbon, mines, rejets d'usines de production, etc...).

Par exemple, la production de gaz naturel engendre fréquemment la production de fluides hydrocarbonés (condensats) contenant des traces de Hg, particulièrement en Asie du Sud Est où la concentration peut atteindre 1500 ppb de Hg dans les condensats.

Il existe aujourd’hui différents procédés permettant de purifier les flux d’hydrocarbures (gaz et liquide). Cependant, les eaux associées à ses productions et exploitations des hydrocarbures sont également contaminées en mercure et ne sont pas forcément traitées.

Du fait de sa toxicité et de sa tendance à s’accumuler dans la sphère biologique, le rejet du mercure dans l'atmosphère ou les milieux naturels, notamment maritimes, est un problème environnemental qui engendre la mise en place de contraintes de plus en plus sévères sur ces émissions. Par conséquent, les eaux usées des unités productrices d'électricité, des raffineries ou des complexes chimiques polluées en mercure doivent être traitées.

Description du projet

La solution technologique la plus répandue, à savoir la précipitation par ajout de solutions soufrées ou hydroxylées, présente de nombreuses limitations. En effet, elle ne permet généralement d’éliminer le mercure que sous une forme particulière et dans des conditions opératoires données. De plus, elle nécessite la mise en œuvre d’une filtration pour récupérer les particules solides ainsi formées. Par conséquent, capter le mercure avec un procédé utilisant un adsorbant en lit fixe pourrait être une solution alternative intéressante.

L’objectif de ce stage serait donc de préparer plusieurs types d’adsorbants à base de soufre, élément connu pour sa forte affinité avec le mercure, de les caractériser et de les tester en captation du mercure.

Il s’agira de commencer par évaluer les capacités de captation à saturation par la mise en œuvre de tests laboratoire sous forme batch puis d’étudier les comportements diffusifs via des essais en unité pilote lit fixe.

Profil recherché

Bac +5 : Chimie des matériaux, chimie inorganique. Ecole d’ingénieur, Master de recherche.

Cette offre n'est plus disponible

Contact

IFP Energies nouvelles - Lyon
Antoine HUGON / Karin BARTHELET
Rond-point de l'échangeur de Solaize - BP 3
69360 Solaize
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