Retraites des cadres du secteur privé
Stéphanie Petitcolin
Mémoire publié en 2001 - 115 pages


Résumé

Chaque année, aux mêmes époques ou presque, le lecteur assidu voit fleurir, dans ses journaux préférés, bon nombre de " marronniers ", avec quelques modifications substantielles par rapport à l'année précédente, mais sans grand changement majeur.

Sauf que, depuis peu, certains sujets sont plus que des " marronniers ", et le thème des retraites en fait partie. En effet, tous les journaux en parlent : du plus spécialisé (économique, politique), au plus généraliste, ou le sujet y est alors vulgarisé au maximum afin de cibler une population encore plus large. Mais pourquoi les journalistes " matraquent "-ils ainsi autant les lecteurs, les auditeurs et même les téléspectateurs ? Tout simplement peut-être car il y a lieu de s'inquiéter !

L'équation est simple et pourtant la solution n'est pas évidente, car il ne s'agit pas juste d'un calcul, où il suffirait d'ajouter ou de retrancher pour équilibrer la balance : ce serait trop facile, malheureusement ! Le problème est plus complexe.

En France, aujourd'hui, le système des retraites se fonde sur la solidarité entre les générations, c'est un système par répartition ; ce qui signifie que ce sont les actifs d'aujourd'hui qui financent directement les pensions des retraités d'aujourd'hui. Jusque-là, tout semble parfaitement cohérent, sauf que le nombre des retraités augmente et celui des actifs diminue.

D'une part, le nombre de retraités augmente avec l'allongement de la durée de la retraite (due à un allongement de l'espérance de vie : de 82 ans, pour les femmes, et 74 ans, pour les hommes aujourd'hui, nous atteindrons respectivement 89 et 81 ans en 2040), et avec l'arrivée à l'âge de la retraite des générations du baby-boom (entre 2006 et 2035, il y aura 250 000 retraités en plus, par an) cela coûtera donc davantage aux actifs, qui seront moins nombreux. En effet, en 1999, nous comptions 10 actifs pour 4 retraités ; en 2020, ce sera 10 pour 5 et en 2040, 10 pour 7. Le calcul est simple : les retraités de 2040 ne pourront prétendre à un niveau de retraite équivalent à ceux de 1999.

D'autre part, les actifs, donc les cotisants, seront de moins en moins nombreux, avec l'arrivée de plus en plus tardive des jeunes sur le marché du travail, en raison de l'allongement de la durée des études. Si les évolutions actuelles se précisent et continuent dans le même sens, le nombre des plus de 60 ans devrait augmenter de près de 10 millions entre 1998 et 2040, alors que le nombre d'actifs qui financent les retraites devrait, quant à lui, baisser de plus de un million.

Face à ces donnes sur la situation des retraites en France, les politiques commencent à réagir ; mais devant l'ampleur de la tâche, il est difficile de savoir par où commencer. De plus, le système de retraite par répartition étant tellement bien ancré dans les esprits, il ne sera pas chose aisée de tout modifier rapidement. Les changements devront s'effectuer sur plusieurs années, sans pour autant en avantager certains, au détriment d'autres.

Nous avons donc étudier trois possibilités qui sont les suivantes :

  • le report de l'âge de la retraite et la hausse du taux de cotisation seraient-ils une solution viable pour les retraites ?

  • le recours à l'immigration, l'entrée plus rapide des jeunes dans la vie active et la suppression des départs anticipés à la retraite pourraient-ils enrayer le mécanisme démographique ?

  • dans quelle mesure les produits épargne-retraite répondent-ils aux besoins et aux difficultés rencontrées ?


Certes, il ne faudrait pas non plus tomber dans l'extrême inverse, qui serait de prôner un système par capitalisation (où le retraité se constitue lui-même son pécule pour sa retraite), comme c'est le cas aux Etats-Unis. Néanmoins, l'avantage du système par capitalisation est qu'il " responsabilise " les futurs retraités. De plus, il leur permet de choisir la façon de faire fructifier leur argent (assurance-vie, fonds de pension, stock-options, PEE, PEA, etc?).

L'idéal serait de trouver le bon compromis entre retraite par répartition et retraite par capitalisation. Mais le changement ne se fera pas si facilement. Après avoir rencontré différentes personnes, avoir pris différents avis, quelle solution, ou quelles sont les solutions optimales que l'on pourrait proposer à un cadre du secteur privé, afin qu'il prépare au mieux aujourd'hui sa retraite de demain ?

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