Comment les entreprises françaises mettent-elles l'écologie au service de leur développement ?
Laurent Tumen
Mémoire publié en 2000 - 50 pages


Résumé

L'étude du comportement des entreprises françaises en matière d'environnement a mis en évidence l'importance des données liées au secteur et des données liées à l'histoire de l'entreprise et aux relations construites avec les autres acteurs en ce qui concerne l'écologie : amont et aval de la production, relations avec les législateurs.

L'isolement d'une entreprise (PME), ou au contraire sa forte intégration sectorielle (Grande Entreprise) vont avoir pour conséquence, dans le premier cas, de rendre l'entreprise plus vulnérable au contexte local et de l'enfermer dans un scénario de contrainte. Dans le second cas, l'intégration sectorielle élevée va permettre à l'entreprise d'avoir pour interlocuteur des instances de niveau national (l'AFNOR). Il semble en résulter une plus grande facilité à anticiper et à se positionner de façon à ne plus subir une législation mais à la proposer.

Les entreprises souhaitant développer leur image " verte " sont de deux types :
- Celles qui se disent écologique mais qui finalement, ne font que mettre en avant des obligations légales auxquelles elles ont été soumises - Obligations inconnues du grand public - dans le seul but d'atteindre une cible de vente particulière.

- Celles qui ont une véritable bonne volonté en matière d 'écologie et qui inventent des solutions innovantes ayant un côté " philanthrope ".

En revanche, on ne peut pas se permettre d'être si catégorique dans la mesure où, si l'actualité est à l'écologie, les caractéristiques sectorielles jouent beaucoup vis à vis de la prise de conscience des dirigeants des sociétés de manière générale.

Le marketing " vert " se dessine autour d'une législation de plus en plus forte. Mais son but, en comparaison avec le Marketing, n'a pas changé : vendre plus et mieux.

La stratégie de communication, tant avec les pouvoirs publics qu'avec l'opinion publique, ainsi que l'intégration entre la stratégie d'investissements techniques et la stratégie de communication, se trouveront profondément influencées par le degré de sensibilité sur l'échelle Seveso. Echelle qui, même si elle ne concerne que les entreprises dont l'activité est dite " à risques " reste le passage obligé pour toutes entreprise désirant installer une usine de fabrication. C'est en quelque sorte un baromètre de l'activité d'une société en matière de pollution.

La gestion de l'environnement dans les entreprises incombe à un ou plusieurs dirigeants voire même à un service complet. De ce fait, les questions d'environnement sont très imbriquées avec les dimensions stratégiques et économiques de la vie de l'entreprise, et avec la problématique du bilan, coûts / avantages résultant des investissements en la matière. Or, l'intérêt économique ou stratégique de l'internalisation des coûts environnementaux n'est pas aisément perçu.

Il faudrait donc, sur le plan économique, réussir à obtenir une meilleure visibilité des résultats de façon à inciter davantage les entreprises à développer les investissements écologiques, donc à dépasser le cadre de l'attente d'une prise de conscience généralisée (cadre pour le moins utopique).

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Laurent Tumen

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