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Remarquons d’entrée que notre sujet nous incite à prendre en compte toute l’œuvre de Jarry (et au reste pour lui l’œuvre complète est seule envisageable). En effet, presque tous les livres de Jarry qui ont été publiés de son vivant l’ont été par des revues (car les éditions du Mercure de France ou celles de la La Revue Blanche sont des excroissances des revues du même nom, et non l’inverse), ou grâce aux revues (ainsi, c’est par l’intermédiaire de Rachilde que Jarry publie chez cet éditeur singulier – pour ne pas dire plus – qu’est Pierre Fort).
En plus d’avoir été le réceptacle (le mot est impropre, disons : le lieu d’accueil), idéal comme nous le verrons, de son œuvre, les revues ont été le bras qui a soutenu cette arme qu’est l’écriture et dont il s’est servi contre la réalité du présent (par la mystification), et contre les affronts (allant jusqu’à les nier). La chose imprimée faisant advenir pour Jarry ce qui est, ce dernier saisit au vol la possibilité d’écrire sa réalité, la réalité. On peut penser que grâce aux revues, Jarry cherche à faire advenir sa vie (en même temps que son œuvre).
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