[...] l’évolution du statut du patient, lui reconnaissant la possibilité d’exercer un véritable choix tant en termes de praticien que d’établissement, se traduit-elle en pratique, au regard de la relation médicale et de la place du patient dans la société, par un exercice efficient des libertés qui lui sont conférées ?
[...] cette interrogation obligera à appréhender plus en détails l’évolution du statut du patient (Partie 1). Une étude qui se fera essentiellement par une approche de la relation médicale. En effet, cela permettra de constater l’évolution du patient dans le binôme médical. Les différentes étapes de l’émancipation du patient mettent en place au fil des années, un certain équilibre dans sa relation avec le médecin. Cependant, cette évolution théorique confrontée à la réalité pratique, à l’activité du praticien, semble devoir être relativisée.
Outre cette approche pragmatique fondée sur la relation médicale, il sera nécessaire, au vu de l’interrogation initiale, de confronter les libertés du patient aux impératifs sociétaux imposés au patient-citoyen (Partie 2). Un citoyen n’est autre qu’une personne évoluant au sein d’une société, en cela, il conviendra d’étudier les règles sociétales qui peuvent lui être imposées. Il ne s’agira pas d’étudier toutes les règles opposables au patient-citoyen mais d’analyser l’exercice de ses libertés face à la volonté étatique dans le domaine de la santé.
Après une appréhension des droits du patient en l’état actuel de la santé, il conviendra de se projeter dans un avenir proche pour vérifier que l’exercice de ces libertés demeure pérenne face aux innovations.